Pompiers épuisés donnent une alarme

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Philippe Leroux estime que "les pompiers sont devenus un couteau militaire suisse". Ils s'appellent toujours. Explique le président de l'association CFTC.

Mauvais pompiers. Pas de personnel. Des panneaux de désapprobation indiquant les plaintes des pompiers de l'aviation s'épanouissent depuis plusieurs mois sur l'avenue Anatole de Monza à Cahors. Une manifestation qui secoue l'ensemble du territoire français depuis le début du mois de juin sans exception. Hier matin, la relation entre les débuts de ce mouvement de grève national a décidé une grande journée d’action et de mobilisation à Paris le 15 octobre.
Philippe Leroux est président de l'association CFTC-Spasdis, syndicat majoritaire dans le département du Lot. Il se retire des difficultés associées à ce service d'urgence public et de la fatigue des bénévoles et des professionnels qui en assurent la pérennité.

Philippe Leroux est président de l'association CFTC-Spasdis.

Philippe Leroux est président de l'association CFTC-Spasdis.

Qu'est-ce qui a causé cette grève?

Manifestement, manque de ressources pour le travail et manque de reconnaissance. Et bien sûr le fait que vous puissiez dire merci. Les pompiers sont aujourd'hui un couteau suisse de sauvetage pour toute la société. Sans ambulance privée, médecin local, etc., nous appelons les pompiers.
Quelles sont les conséquences de cette opération?

Une situation paradoxale dans laquelle le nombre d'interventions augmente lorsque les pompiers diminuent. À Lot, le nombre de pompiers est stable (environ 900 volontaires sur 90 professionnels). Cependant, il est nécessaire de classer cette situation car les pompiers grandissent en rang; mais vous trouverez ci-dessous ceux que vous pouvez embarquer dans des camions ou vous assurer qu'il y a moins de gardes. Aujourd'hui, nous fournissons un service d'urgence à un nombre minimum d'hommes. En ce qui concerne les sorties, nous avons eu environ 8 000 interventions par an, il y a une quinzaine d'années; pour 10 000 aujourd'hui. Et 85% concernent l’assistance aux personnes, principalement liées aux carences des ambulances. Ce système de secours français est en danger, démantelé et épuisé.

Les pompiers sont en grève depuis trois mois.

Les pompiers sont en grève depuis trois mois.
– / Photo de DDM, Laetitia Bertoni.

Avez-vous entendu pendant trois mois?

Nous avons convoqué le ministre Castaner, mais également le président du département du Lot – notre organe de surveillance – et des représentants choisis de nos territoires. Nous ressentons clairement un sentiment d'abandon. On ne peut pas arrêter les jeunes volontaires qui intègrent des équipes, il y a un tournant inquiétant. Ceux qui restent sont toujours de plus en plus recherchés, ce qui lie leur activité professionnelle ailleurs.
Qu'espérez-vous améliorer?

Nous voulons que l'âge de la retraite reste à 57 ans, car nous avons fait une erreur de calcul pour pouvoir partir plus tôt. Voici ce que recommande le rapport Delevoye. Nous voulons également que notre profession soit considérée à risque.
30 pompiers professionnels ont disparu pour Lot. Nous espérons que les responsables élus par Lot n'aggraveront pas les choses sans passer à l'action …

Le 15 octobre, tout le monde s'est mobilisé

Le 15 octobre, le syndicat demande à Paris une grande journée d’action pour entendre leurs revendications.
Trois mois se sont écoulés depuis la grève des pompiers français. Au niveau local, CFTC-Spasdis envisage également des activités de parcelle telles que des tracts, etc.